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Avec sa galerie de personnages singuliers, Max Obione nous parle d’un monde où Eros et Thanatos font mauvais ménage. En écrivant ces histoires criminelles, noires à souhait, âpres, dérangeantes, sensuelles ou teintées d’humour, on pressent que leur auteur est tarabusté par la monstruosité du mal. On y assiste précisément à cet énigmatique passage à l’acte, à la transgression suprême, approchant le mystère de la mort, en cette occurrence la mort sordide, crapuleuse ou libératrice de son semblable. On y entend les monologues intérieurs des personnages dont la nature évolue subtilement, de l’extrême cruauté à la plus exquise des délicatesses. Cette écriture sollicitant tous les sens se renouvelle à chaque histoire pour faire de chacune d’elles un artefact unique aux éclats obscurs. Cette pyrotechnie narrative mise en œuvre par Max Obione n’est que l’expression de son obsédante fascination pour la littérature.

Max Obione est havrais d’adoption et de cœur. Ce jeune auteur tardif compte déjà à son actif une centaine de nouvelles et une dizaine de romans. Le noir est son terrain littéraire de prédilection. Reine des Neiges rassemble treize histoires inédites, ou déjà publiées, ayant pour théâtre la ville du Havre ou dans lesquelles la ville est mentionnée.

Reine des Neiges et autres gens d'ici 13 nouvelles 140 pages ISBN 978-2-84811-287-9 14x20 12 € édition 2016

REVUE de PRESSE

Le magazine de toutes les nouvelles "Nouvelle Donne" publie une critique sur Reine des Neiges, signée BN.
 
"C’est sans doute par dérision que ce recueil s’intitule Reine des neiges, car rien n’est plus à l’opposé de l’univers de Disney que ce recueil où le seul royaume est celui de la déglingue, où les seuls rois et reines – surtout reines, la majorité des personnages centraux sont féminins – sont des épaves ballottés par une vie de merde. Une vie dont l’unique issue semble être la mort, celle qu’ils se donnent ou celle qu’ils infligent aux autres, avec des raffinements de cruauté dont l’inventivité et la violence laissent pantois. 13 nouvelles, donc, dont la première (« Le petit légume ») est une des plus réussies dans l’horreur, ce qui est un pari intelligent : accrocher d’emblée le lecteur, mais risqué : il faut que les suivantes soient à la hauteur pour ne pas décevoir. Elles le sont, avec parfois quelques faiblesses (« Canon », le thème des siamois diaboliques ayant été déjà surexploité) mais surtout des réussites flamboyantes (« Le pied de Jeanne », « Dans l’os »,« Destin de Bobbie »…), dont le sujet n’est pas forcément très original mais le traitement qui en est fait suffisamment glaçant et chaque fois renouvelé pour qu’on ait envie de dire « Bravo, l’artiste ». La 4e de couverture parle de « pyrotechnie narrative » et, ma foi, l’expression est à la fois si juste et si imagée que nous nous nous permettons de la lui emprunter sans vergogne. Un livre « noir de chez noir », à ne pas mettre entre toutes les mains, bien sûr. Âmes sensibles, s’abstenir."
Novembre 2016

La couverture (détail d'une photo d'Hugo Miserey) n'est pas un montage : la preuve par l'image !

Voir les vidéos de la soirée lecture du 27 janvier 2017 à la Cave à Bières Le Havre

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