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w9791090324237

Hugo Miserey & Max Obione

Collection « Noircitudes »

ISBN 979-10-90324-23-7

18x12

44 pages – 7 €

  4eme de couverture :

 Mine de rien y a des soirs qui commencent où on aimerait déjà connaître la couleur de l'aube s'accrocher à un souvenir d'avant un goût de bonheur tiède sous la langue...

 La collection Noircitudes consacre la rencontre d’un photographe et d’un auteur de nouvelles noires.

 Photographies Hugo Miserey

Texte Max Obione

Mise en page Pulsimago

 

Hugo Miserey est photographe-créateur

 

 

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Mine de rien existe également sous forme d’une exposition

de 20 photos rehaussées de calligraphies de Francis Caudron

Renseignements > 06 20 54 72 68

 

Achat en ligne sur ska-librairie.net

Paul Maugendre a lu et regardé Mine de rien (Les lectures de l'Oncle Paul)

[...] La Noircitude, c’est démontrer, mine de rien, la noirceur d’une ville, d’un instant, d’une nuit, d’un personnage, d’une recherche, d’une servitude par le truchement d’un texte accompagné de photos en noir et blanc floutées, soumises à l’étude minutieuse de la solitude. Afin d’éviter aux lecteurs une certaine lassitude, ne pas le clouer dans des habitudes qui peuvent se révéler à la longue qu’une attitude blasée, les auteurs, le photographe et le littérateur, étirent la longitude et la latitude d’une phrase jusqu’à la placer en un point X qui la transperce. Un texte d’où la béatitude est absente, des images qui forent l’exactitude des mots, un ensemble qui déboulonne la rectitude d’un poème sans ponctuation, un rêve dans lequel la similitude d’un cauchemar vous envahit, des photos qui frôlent l’incertitude, et déjà le livret se clôt dans une infinitude de souvenirs. Résumer cette espèce de plaquage entre mots et clichés ne confine pas à la certitude mais à la dissimilitude, à la recherche de la mansuétude et du vertige de l’altitude dans la rêverie. Loin de la servitude le lecteur ressent de l’inquiétude face à la multitude exploratoire. Une complétude à apprécier sans promptitude, à déguster sans turpitude, car la plénitude vous amène à réfléchir à la quiétude d’une nuit sans désuétude. Ne prenez pas ces quelques mots pour une étude, mais la gratitude d’un lecteur face à une entreprise sans platitude. Vous pouvez pointer le curseur de votre souris sur les sites de Hugo Miserey et de Max Obione, sans vous offusquer de ma sollicitude.
Mars 2012

[...] photo mystérieuse, texte incertain. La poésie s’extirpe néanmoins en gémissant de ces pages équivoques. On ressent cette échappée comme s’opposant à la volonté des auteurs se refusant à toute interprétation. Devant cette absence de concession, le lecteur doit créer lui-même le sens qu’il leur prête. La poésie naît alors, non pas de la volonté du photographe et de l’écrivain, mais de la nature même des pages.
Max Obione nous a habitués à des textes ébouriffants, parfois bonhommes à la façon des tontons flingueurs. Ici, il flirte du côté de Bukowski, toutefois sans pose ostentatoire, sans prétention, en parfait accord avec une nature créative profondément noire.
Les images d’Hugo Miserey clament une ville nocturne, dangereuse, mystérieuse. Fantomatiques, les silhouettes s’agitent dans des décors imprécis, où l’on n’a nulle envie de se risquer à les retrouver.
Jeanne Desaubry

Ce livre ne se raconte pas, ne se "pitche" pas : il se déguste.
L'image se marie au texte, et le texte à l'image, mais pour autant chacun d'entre eux pourrait faire une "carrière" à part entière : complémentaires et indépendants : du grand art.
On trouve très régulièrement ce type de publication, mais rarement une telle intensité : la dernière fois où j'ai pu être secoué par l'union de la photo et du texte remonte au milieu des années 90 avec des textes de Ravalec aux éditions DTV.
Pierre Mérigaud

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