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boulette in8Boulette vient de paraître dans la collection La porte à côté, chez In-8, dirigée par Jean-Paul Basly .
Cette collection édite une nouvelle unique sous un petit format (11x17).  On relève dans le catalogue les noms de Villard, Mizio, Akkouche, Thirion, Pouy, etc. parmi les auteurs du noir ou du polar.

Pitch : Une ado tente de traverser la Manche avec un Kurde dont elle s'est éprise passionnément.


Disponible en librairie


ISBN 987-2-916159-98-0 (32 pages, 4 €)

 

Site : http://www.atelier-in8.com

 

 


Revue de presse :

 

Patrick Galmel a lu Boulette (Pol'art noir - janvier 2011)

 

Pour celle qui l'a aimée — sa mère — ç'aura toujours été Boulette ; pour son père, c'est simplement la Grosse…
Violette, jeune fille obèse, "sousvit" coincée entre son père alcoolique et malade et ses copines du BEP cuisine. Chez elle, du côté de Calais, on a remplacé sur le linteau de la cheminée le portrait de Lénine par celui de Le Pen. On grogne régulièrement contre les "bicots" qui hantent les rues de la ville.
Un soir, au fond du jardin, Violette tombe nez à nez avec un jeune Kurde qui a trouvé là une cachette dérisoire. Pour se défendre, l'homme la serre, l'empêche de crier. Pour Violette, c'est une révélation. Ce contact, ces bras forts qu'elle pensait ne jamais pouvoir atteindre lui sont enfin donnés. Elle décide de protéger son trésor…

L'éditeur Atelier In8 a créé la collection La Porte à-Côté comme un refuge destiné à recevoir les auteurs de nouvelles, avec des textes à savourer comme des gourmandises, un par-ci, un par-là, comme une échappée belle. Une simple nouvelle, un seul texte, une petite trentaine de pages, un prix modique.
Dans ce numéro cinquante-huit, c'est Max Obione l'invité, qui lui-même nous convie à faire la connaissance de Boulette.
Ici, pas le temps pour les rebondissements ou les fausses pistes. Le format de la nouvelle, parfaitement maîtrisé, pousse à tendre vers l'essentiel, et Max Obione, en orfèvre, sait très bien s'y prendre.
L'écriture est saillante, taillant dans la friche calaisienne sans détour, presque avec une économie de mots. Pour autant le portrait est fidèle et la misère immense.
Boulette pense qu'elle a bien droit à sa petite part de bonheur après tout ce qu'elle a déjà subi dans sa maigre et triste vie, mais ce serait sans compter sur "l'humanité" de ses congénères, de sa famille.
Malgré les étincelles qui illuminent un temps les yeux et le corps de Boulette, on reste dans un univers extrêmement sombre. Âmes sensibles, vous entrez dans l'univers de Max Obione à vos risques et périls… Ici, il fait noir.

 


Paul Maugendre a lu Boulette (mysteryJazz - février 2011)

 

Max Obione s’inspire, non pas vraiment d’un fait-divers mais extrapole avec la noirceur qui caractérise ses romans sur le problème des réfugiés qui s’agglutinent autour d’un Sangatte aujourd’hui interdit. En quelques pages il nous raconte comment une vie peut basculer à cause de plusieurs éléments : le racisme de certains adultes face à des événements qui les dépassent, la pitié, l’émoi d’une jeune fille en butte à la cruauté parentale et qui découvre l’amour envers un jeune étranger, amour exacerbé par les virulences d’un père alcoolique, et d’autres facettes pas trop propres de ce racisme latent qui imprègne toutes les couches de la population, l’appât du gain aussi. En un peu plus de vingt pages Max Obione décrit en phrases courtes, en rafales staccato de mitraillette, cette histoire somme toute misérable, sauf en certains paragraphes dans lesquels les phrases s’allongent comme les langueurs océanes et les joutes amoureuses débutantes. Max Obione joue dans la sobriété, tout est dit avec force et il n’y a pas de passages superflus.

 

 


Claude Le Nocher a lu Boulette (Action-suspense - février 2011)

 

La collection “La porte à côté” des Éditions Atelier In-8 publie des nouvelles à l’unité, format fascicule. Au catalogue de cet éditeur, on trouve dans diverses collections des romans de Franz Bartelt, Gilles Del Pappas, Hervé Le Corre, Lalie Walker, Mouloud Akkouche. Ainsi que des nouvelles de Emmanuelle Urien, Marc Villard, Jan Thirion, Jean-Bernard Pouy, Hubert Monteilhet, Francis Mizio… Renseignements : http://editions.atelier-in8.com


Max Obione vient d’y publier une nouvelle intitulée “Boulette”…

 Dans la région de Calais, Boulette est une adolescente qui vit chez son père, un homme irascible souffrant des conséquences de l’amiante. C’est une grosse fille à la peau rose, les cheveux blonds filasses, le nez retroussé, les yeux bleus, le corps obèse, boudinée dans ses vêtements. Elle suit des cours de BEP-Cuisine. Ses frères ne fréquentent plus la maison, où le père de Boulette la traite sans arrêt de grosse. Ce soir-là, alors que la traque des clandestins se poursuit dans le secteur, un Kurde d’Irak se cache dans leur jardinet. À l’insu de son père, l’adolescente entreprend de protéger ce beau mec nommé Yussef. Tous deux baragouinent quelques mots d’anglais pour communiquer. Elle lui donne à manger, il en a besoin. Rapidement, un projet trotte dans la tête de Boulette. Elle imagine une nouvelle vie avec Yussef, s’ils réussissent à passer en face, de l’autre côté de la Manche. Peu lui importe que le Kurde soit vraiment amoureux d’elle. Et ce ne sont pas les écueils familiaux qui vont la freiner. D’autant que son oncle Robert peut apporter une solution. Pas gratuite, bien sûr, mais cette débrouillarde sait où se procurer assez d’argent…

Très réussi, ce “conte cruel” qui s’inspire d’une réalité toujours actuelle, celle de ces clandestins de passage en France, sans régularisation possible. Sans oublier un contexte criminel, bien entendu.

Tag(s) : #Ils ont lu...

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