Format étrange, photo mystérieuse, texte incertain. La poésie s’extirpe néanmoins en gémissant de ces pages équivoques. On ressent
cette échappée comme s’opposant à la volonté des auteurs se refusant à toute interprétation. Devant cette absence de concession, le lecteur doit créer lui-même le sens qu’il leur prête. La poésie
naît alors, non pas de la volonté du photographe et de l’écrivain, mais de la nature même des pages.
Max Obione nous a habitués à des textes ébouriffants, parfois bonhommes à la façon des tontons flingueurs. Ici, il flirte du côté de
Bukowski, toutefois sans pose ostentatoire, sans prétention, en parfait accord avec une nature créative profondément noire.
Les images d’Hugo Miserey clament une ville nocturne, dangereuse, mystérieuse. Fantomatiques, les silhouettes s’agitent dans des décors
imprécis, où l’on n’a nulle envie de se risquer à les retrouver.
Voici la critique qu'on peut lire sur le blog de Jeanne Desaubry

Pierre Mérigaud sur Facebook fait part de son impression de lecture
:
Une fois de plus, Krakoën, Hugo Misery et Max Obione ont été au rendez vous : ce livre ne se raconte pas, ne se "pitche" pas : il se déguste.
L'image se marie au texte, et le texte à l'image, mais pour autant chacun d'entre eux pourrait faire une "carrière" à part entière : complémentaires et indépendants : du grand art.
On trouve très régulièrement ce type de publication, mais rarement une telle intensité : la dernière fois où j'ai pu être secoué par l'union de la photo et du texte remonte au milieu des années 90 avec des textes de Ravalec aux éditions DTV.
A découvrir urgemment, nouvelle collection chez Krakoen : Noircitudes et l'ouvrage (peu cher, peuchère : 7€) se nomme "Mine de rien"
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