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Mon ami Jean-Jacques Reboux se démène comme un beau diable, avec d'autres, dans ce combat citoyen visant à supprimer de notre code pénal le délit d'outrage, ce délit d'un autre temps, un délit liberticide, dont la "victime outragée" est crue sur paroles parcequ'il est détenteur d'une grande ou une petite parcelle de l'autorité publique, président de la République ou fonctionnaire lambda. Ça ne marche que dans un sens, car allez vous plaindre que le fonctionnaire vous a afflublé de jolis noms d'oiseaux et observez le résultat. Dans le délit d'outrage, la charge de la preuve est apportée par l'outragé, et dans la majorité des cas, le juge accorde crédit au récit du supposé outragé. Aujourd'hui le nombre de ces délits explose, signe de la morgue de l'appareil étatique à tous les étages et de la caporalisation rampante de la société, sans compter que les indemnités obtenues arrondissent grassement les fins de mois de certains fonctionnaires mal payés. Bon, je ne vais pas faire un exposé, les gens du CODEDO (Collectif pour une dépénalisation du délit d'outrage) le font mieux que moi. Pour soutenir cette action de salubrité démocratique, il faut signer la pétititon qui est lancée. Elle sera remise à l'Elysée et à la Chancellerie le 23 février 2009, pour le 1er anniversaire de l'outrage au citoyen "casse-toi p'ôve con". Si ce combat vous paraît juste, merci de faire circuler.

Lire cet appel  publié le 29 décembre 2008 dans les pages "Rebonds" du quotidien Libération.

Pour en savoir plus, allez sur le site du CODEDO
et surtout signez la pétition.

Tag(s) : #Des fois - ça me démange...

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