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La réédition récente de Le Jeu du lézard a donné lieu récemment à 3 notes de lecture...



Jean-Marc Laherrère a lu Le jeu du lézard (Actu du noir - décembre 2008)

Toussaint Rescamone fut un grand flic. Il n'est plus qu'un vieillard mourant, retranché dans son village natal dans la montagne corse. Un mourant qui regrette d'avoir fait toujours passer sa carrière avant sa famille, et qui aimerait bien revoir, une dernière fois, sa petite fille, Dora. D'autant plus que, pour d'obscures raisons de différent immobilier, quelques affreux essaient de l'intimider, et pourrait bien s'en prendre à Dora. Alors Toussaint décide d'appeler à la rescousse un de ses anciens collègues, Maurice Cintray, qui s'embête ferme à la retraite et sera enchanté de pouvoir de nouveau enquêter et se castagner. Maurice, et son ami Raja, tout aussi retraité que lui vont se lancer dans une aventure pour laquelle il vaut mieux être bien armé !
« Avec ce roman, les bonnes vieilles Séries Noires ne sont pas loin » écrit Paul Maugendre sur
Bibliosurf. Et je suis entièrement d’accord avec lui. Le jeu du lézard de Max Obione est un bon petit polar, qui se lit avec plaisir, sans défaut, sans éclats particuliers non plus, qui risque juste d’être assez vite oublié. Malgré quelques petites incohérences qui reviennent après coup, on ne peut qu’apprécier le style alerte, les répliques à l’emporte-pièce de Maurice, quelques charges bien senties sur le milieu de l’art moderne, et de bien belles descriptions de la Corse. On sourit, il y a de la castagne, et le dernier chapitre vient même apporter une vraie émotion, un peu absente du reste de l’ouvrage.
Sans avoir là un chef-d’œuvre (j’avais préféré Amin’s Blues, et surtout les nouvelles de Balistique du désir beaucoup plus fortes et noires), on a un roman qui offre un bon moment de lecture.



René Barone a lu Le jeu du lézard ( monpolar - décembre 2008)

Il y a le Mat “Quel est donc ce mystère - car c’est un mystère -  qui permet à ce sexagénaire de tomber les filles en dépit de sa dégaine et de son hygiène approximative ?” pense  Raja qui, lui, est fidèle à Mone, sa femme qui le pousse à l’action : “Mone était imprévisible décidément. Alors que d’habitude elle me faisait des scènes dès que mon activité m’éloignait trop longtemps de la maison, le sort de Dora captive la conduisait désormais à me cravacher afin d’accélérer l’allure de nos recherches”.
Quand les papys jouent les détectives privés ils ne mettent pas les gants pour arriver à leurs fins. Et ils ont la pêche nos deux retraités. Alors ça va barder dans le milieu.
Voilà du polar, du bon, du vrai, estampillé Série-Noire, dialogué par Audiard  avec Jean Gabin et Bernard Blier dans les rôles principaux.
Du polar qu’on aime et qu’on déguste comme nos deux papys dégustent leur vin du pays de Loire.  


Paul Maugendre a lu Le jeu du lézard (bibliosurf - novembre 2008)


L’ex commissaire Toussaint Rescamone aurait pu passer une retraite tranquille et heureuse dans la vieille maison familiale située dans un petit village corse. C’était sans compter sur la maladie et un vague cousin , Sauveur. Sauveur brigue par tous les moyens l’héritage et Toussaint, qui n’a plus qu’une petite fille, Dora, laquelle n’a pas donné de ses nouvelles depuis des années à cause d’un différent, craint pour la vie de la jeune fille. Alors Toussaint lance un SOS à Maurice Cintray, dit Le Mat, un de ses anciens subordonnés. Le policier accepte d’aider son ex patron afin de pimenter sa retraite. Il requiert le renfort de son ami Raja, ancien procureur reconverti en avocat siégeant dans la salle d’un café. Les deux compères se mettent à la recherche de Dora avec pour unique indice le métier de galeriste de la jeune fille dans une galerie d’art parisienne. Mais de photo point, un petit plus qui aurait facilité leurs démarches. Les galeries de peinture ne manquent pas à Paris, heureusement concentrées dans un quartier de la capitale. Ils s’invitent lors d’un vernissage et sollicitent les renseignement auprès des habitués de ce genre de manifestation. Un peintre méconnu et un photographe les mettent sur une piste qui s’avère fiable. Seulement un ou des individus s’acharnent à vouloir couper le faible lien. Le directeur de la galerie où travaillait Dora est assassiné ainsi que d’autres personnes sont grièvement blessées et même assassinées. Toujours selon le même procédé : une balle dans la joue et une dans le genou.
Avec ce roman, les bonnes vieilles Séries Noires ne sont pas loin et je pense plus particulièrement aux ouvrages de Marvin H. Albert. Mais pour autant Max Obione ne pastiche pas. Il possède son style, sec, sérieux, avec une pointe d’humour. Par exemple la description des œuvres d’art exposées, les commentaires des amateurs, éclairés par je ne sais quel esprit retors, et qui encensent un artiste qui véritablement se moque du monde. Des connaisseurs qui assimilent des résidus de défécation à de l’or en barre, des chiures de mouche à des diamants bruts. Cette petite mise au point aussi lorsque le ministre de l’Intérieur déclare que grâce à ses services une bande de malfaiteurs avait été mise hors course, alors que les forces de l’ordre sont arrivées à l’extinction des feux. Ce roman se décline en deux parties, la recherche de Dora puis le voyage en Corse. Une histoire à double tranchant maîtrisée par Max Obione qui nous réserve de bonnes surprises.
Tag(s) : #Ils ont lu...

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