Lundi 23 mars 2009

Un article de Joël Jégouzo sur K-libre Lire

mars 2009

Ce qu'il faut savoir sur la série des Papys flingueurs

Raymond Japhet, dit Raja. Né dans les années 40, famille juive, râflée au Veld’hiv. Il fut alors confié en catastrophe aux époux Vidoche, qui vont l’élever... Magistrat intègre, sans illusion sur sa carrière, termine au Parquet comme substitut. Pas brillant... Épouse Mone, femme de caractère... Joue de la clarinette, prend des cours de Yiddish pour renouer avec ses origines. À la retraite, devient avocat pour les petites gens. Installe son cabinet au fond du bistrot la Périchole... Rencontre enfin Maurice Cintray, dit Mau, ancienne relation de travail. Est né dans les années 1940 dans un bled d’Eure-et-Loir. Enfance malheureuse. Devient un vrai Gavroche, puis carrière de flic basique. Instinctif, rusé, grande gueule et franc buveur. Teigneux. Collectionne les conquêtes.
Tous les deux apprécient le pinard de la Loire.

Une nouvelle aventure de Mau et Raja

La Corse. Brebis et sonnailles, l'été si chaud. Et l'irruption, soudain, de la violence. Fin de l'incipit : un vieil homme agonise. Paris. Raja, notre magistrat à la retraite, reconverti en avocat indolent, reçoit ses clients au fond du rade de la Porte de Vanves. Germaine est au service, tandis que ce vieux soudard de Mau, son complice, besogne une blonde pulpeuse. Goguenard, jusqu'à ce que… dring !, le téléphone lui ramone les oreilles. Son ancien chef, ex de la brigade anti-gang, l'homme mourant de l'incipit, lui confesse qu'avant de dégager il voudrait revoir sa fille Dora. Mau répond aussitôt présent à l'appel. Il y a de l'action dans l'air, ça ne se refuse pas. L'enquête de Mau et de Raja va les mener cette fois dans les milieux de l'art contemporain. Las, les niaisartistes approchés s'emmêlent les pinceaux ou se font dessouder.D'indice en indice, l'enquête les conduit jusqu'à une belle ordure de vidéaste. Ils mettent la main sur des cassettes pornos exhibant Dora, filmée à son insu, prise au piège d'une guerre mafieuse. Nos deux compères s'arment en conséquence. Sévèrement. C'est que l'ennemi est, cette fois, le grand banditisme. Dora libérée, ils la raccompagnent sur l'île. Las, elle ne reverra pas son père : il s'est éteint. Le roman est suivi d'un court texte émouvant : Toussaint R. En fait, des extraits décryptés des enregistrements audio du commissaire Toussaint Rescamone. Confession poignante, poétique, journal intime émaillé des souvenirs de l'enfance, dont ce fameux jeu du lézard. La tourmente d'un homme que la vie a défait. Comme à son habitude, Max Obione explore avec beaucoup d'enthousiasme toutes les formes de l'écriture romanesque, ses registres les plus divers. Il cherche, quête, invente, creusant, au passage, les thèmes les plus graves : l'amitié, la carrière qui vous anesthésie, la Corse, qui l'habite.

 

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Citation

Je découvre que j'aime ça : trouver la teinte, trouver le ton, l'odeur d'une phrase

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Dimanche 22 mars 2009
Durant le salon du livre de Paris, j'ai arboré un badge à la boutonnière distribué par Le motif, observatoire du livre et de l'écrit en Ile de France. Sur ce badge la mention suivante : "Je lis la Princesse de Clèves". Cette pétition a fleuri sur de nombreuses poitrines pour exprimer "avec une certaine douceur" notre aversion pour l'inculture de celui qui nous gouverne au sommet à l'égal de l'aversion qu'il porte envers l'oeuvre de Mme de La Fayette. Et à travers elle, à une certaine idée régressive de la littérature et de l'enseignement des lettres.

Le salon du livre de Paris ayant été inauguré ni par le Président ni par la ministre de la culture mais par un secrétaire d'état à l'économie numérique et à la prospective
(? NKM) on mesure le fossé...
Se pavaner derrière le cul des vaches et en buvant des coups, c'est sans doute beaucoup plus valorisant en terme d'image... Les pontes de l'édition, de la librairie et de la plupart des acteurs de la chaîne du livre présents à cette grand manifestation culturelle (et marchande) en ont presque avalé leur bulletin de naissance. Christine Alabanel, ministre de la culture, est passée devant le stand Krakoen, au pas de charge, le lundi 16 mars pour rejoindre le pavillon de l'invité 2009 : Le mexique. 

On est bien dans la France qui bouse !




J'ai repris ci-après un post de mon amie Fabienne Soldini qui reprend un texte de Gilles Dorival, opinion que je partage en tout point :

Les propos de Nicolas Sarkozy sont truffés de fautes de français. Les fautes de latin sont plus rares, mais il y en a. Ainsi, dans son discours fondateur sur la recherche prononcé en janvier 2009, la condition sine qua non est devenue la condition si qua non.

Mais si ces fautes étaient concertées et si elles faisaient partie de la stratégie de communication du Président de la République, soucieux de proximité avec ses électeurs, qui ne savent plus le latin et qui savent mal la syntaxe de la langue de Molière et de Charles de Gaulle ?

Et si, en réalité, Nicolas Sarkozy était un homme de profonde culture, au contraire de ce qu'il veut laisser paraître ?

On se rappelle que le candidat Sarkozy avait traité de « sadique » et d'« imbécile » l'examinateur d'un concours d'attaché d'administration qui avait mis au programme La Princesse de Clèves. En conséquence, les enseignants-chercheurs en lutte contre la réforme de leur statut ont fait de ce roman le symbole de ce qu'ils croient être l'inculture présidentielle : les lectures de l'œuvre de Mme de Lafayette se sont multipliées dans les universités et les lieux publics, et l'Elysée en a reçu des centaines d'exemplaires.

Mais si, en fait, Nicolas Sarkozy connaissait en profondeur cet admirable texte ? C'est la thèse qui sera défendue ici. On se rappelle la fin de La Princesse. M. de Clèves meurt. Mme de Clèves est alors libre d'épouser M. de Nemours. Mais elle renonce à cette union. M. de Nemours vient lui demander une explication :

« Elle fut extrêmement troublée et surprise de sa venue. Elle lui fit dire par une personne de mérite qu'elle le priait de ne pas trouver étrange si elle ne s'exposait point au péril de le voir. »

Alors, Mme de Clèves se retire loin du monde. La dernière phrase du roman est :

« Sa vie, qui fut assez courte, laisse des exemples de vertu inimitables. »

Mais il existe une autre fin, inédite et plus brève, de La Princesse de Clèves. Elle se lit dans un manuscrit autographe conservé dans la bibliothèque d'une des plus riches fortunes de France, bien connue pour son mécénat des sciences, des arts et des candidats à la Présidence de la République. Jusqu'ici, nous n'avions pas la preuve que Nicolas Sarkozy eût fréquenté cette bibliothèque. Mais, depuis le salon de l'agriculture de 2008, nous savons que le Président a lu et médité la fin du roman.

La voici :

« Elle fut extrêmement troublée et surprise de sa venue. Mais elle s'exposa au péril de le voir. Quand elle le vit, elle lui déclara d'une voix ferme : "Casse-toi, pôv' con".

Sa vie, qui fut assez courte, laisse d'autres exemples de vertu inimitables. »

 

 

Quelques images du salon

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Mardi 10 mars 2009
Depuis 2 ans déjà, Anthony Mundy et moi essayons de sortir un album.
J'ai écrit les paroles d'une quarantaine de chansons, Anthony a composé les musiques et les arrangements d'une quinzaine de titres.
Il chante et joue les instruments. Quelques maquettes sont déjà prêtes.
L'album s'appellera Les Mystérieuses, il est en cours de finalisation. Anthony procède aux derniers enregistrements et arrangements.

Ecouter deux maquettes de chansons stockées sur My space :
Les mystérieuses et Vaseline

> ma page Chansons






                                                       photo Sophie Clotilde
Anthony Mundy
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Lundi 9 mars 2009
 

Jeanne Desaubry était invitée par Caroline Masson qui tient la librairie Terminus Polar à Paris (1 rue Abel Rabaud dans le 11ème -M° Goncourt) Cette librairie spécialisée polar a quelques mois d'existence et draine déjà un grand nombre d'amateurs du genre.

Jeanne présentait son dernier roman Dunes froides. Belle assistance où l'on reconnut entre autres: Hervé Delouche, président de 813, Jean-Bernard Pouy, Lalie Walker, Francis Mizio, Jean-Jacques Reboux, Marie-Pierre de Porta, Igor Oberg, Joël Jégouzo et sa petite famille, Dominique Nivat, Michel Trigory, Cyrille Mousset, Héliette Ossent, et bien d'autres amis ainsi que des habitués du quartier. Sans compter Mézigue qui présenta les nouveautés de la petite fabrique de polars Krakoen (John et Yoko sont dans un hosto de Jan Thirion, La troisième vague de Paul Colize, La mélodie des cendres de Hervé Sard, Géographie du purgatoire de Thierry Quinzin...). Jeanne dédicaça allègrement Dunes et ses autres romans, on parla de polars évidemment autour d'un verre et dans une ambiance chaleureuse.


Terminus polar dispose de toute la collection polar de Krakoen. Avis à nos amis parisiens, c'est ici que vous trouverez le Krakoen qui vous manque... 


                      Jeanne Desaubry dans ses oeuvres                                  Joël Jegouzo et votre serviteur



                           Le pot polar                                                     Hervé Delouche, président de 813, et Caroline Masson


 

 

Lire la revue de presse de Dunes froides

 

 

 

 

 

 

 



Lire le commérage de notre grande Tata.




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Lundi 9 mars 2009
Le 18 avril 2009 prochain, La noiraude fête ses 10 ans. Avec Jean-Bernard Pouy, Francis Mizio, Jean-Hugues Oppel, Marc Villard et Sylvie Rouch. Nul doute que la joyeuse équipe de la médiathèque de Pordic (22) nous concoctera un feu d'artifices de surprises. La 9ème bière littéraire sera arrosée comme il se doit. Vivent les Bretons !

La Noiraude fête ses dix ans : feu d'artifice, baptême en hélico, saut à l'élastique... Le grand frisson pour tous !  Ambiance joviale assurée.
Toutes les infos à la médiathèque de l'Ic au 02 96 79 10 12.






J'avais été invité en solo en 2008.

La Noiraude (fonds spécialisé dans la nouvelle noire) avait invité Max Obione dans le cadre de sa 8ème Bière littéraire à l'occasion de laquelle sont proclamés les résultats du concours annuel de nouvelles. (1)

50 personnes assistaient à cette soirée cabaret. Sous la houlette du maître de cérémonie Frédéric Prilleux et son équipe de joyeux lurons, la première partie fut consacrée à la proclamation des résultats en présence de plusieurs candidats ayant fait spécialement le déplacement pour la circonstance. Un extrait de chaque nouvelle a été lu et Max a fait son commentaire. Précisons le thème imposé : s'inspirer d'une signalétique, panneaux routiers ou autres. Entracte arrosé de bière bretonne.

La seconde partie fut entièrement dédiée à Max et à ses livres. Frédéric, désormais fin connaisseur des "obionades", a conduit l'interview dans une ambiance du tonnerre. Pour l'ensemble du public Max Obione était un parfait inconnu, il avait tout à gagner. Il a donc fait son show et a pu expliquer également le concept de Krakoen. Au final, il a sacrifié à la tradition en chantant un blues de sa composition, repris en choeur par la salle. Yeeaah !

Après une séance de dédicaces, la soirée s'est achevée par un dîner sur place avec les lauréats, Max et tous les membres de la Noiraude. Cette 8ème édition fut une réussite. Hips ! Bien bonne cette bière...


(1) Les lauréats ont été publiés dans le recueil édité par Terre de brume, sorti à l'occasion du festival de Lamballe 2008



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Vendredi 27 février 2009
C'est une "short picstory", un nouvelle photo, comme il y a des romans du même nom. Ce court texte a été illustré de 20 photos de Hugo Miserey, rehaussées de calligraphies inspirées de Francis Caudron. Cette expo peut être louée. Contacter Hugo Miserey ou Max Obione


Caractéristiques :
20 photographies, dimension 40X40, cadre sous verre, en regard extraits du texte de Max Obione, cadre sous verre


Pour avoir un aperçu > ICI






Mine de rien


mine de rien y a des soirs qui commencent où on aimerait connaître déjà la couleur de l'aube s'accrocher à un souvenir d'avant un goût de bonheur tiède sous la langue mais pourquoi il m'avait filé un rencard à la Cité le Sting ce lourd un daron pas très réglo qui tapine pour sa dose qui habite dans un squat de la rue des Fillettes sauf que dans le coin du troquet les bulles du Würlitzer montent sans arrêt jusqu'à l'hypnose alors des fougères agitent des branches acides dans mon estomac des relents de gerbure y m'en faut il est pas là le Sting il était là y a pas cinq minutes à peine qu'est ce que ça pouvait bien être que ce coup foireux il est parti côté tu sais où adossé à la façade du coin de la rue d'un bar à radasses je me sens vraiment pas bien il faut que je calte mes yeux de lapin ruski supportent plus les néons en enfilant ses bésicles les gnons douloureux il sait maintenant ce que c'est la haine la vraie la haineuse la fielleuse et la bien colérique qui se scotche à vous avec ses bras de serpent suce votre moelle comme la vérole agrippée aux épaules du camé jeté qu'il avait été avili la couenne à vif à sang coup du lapin pour les étoiles pour faire joli dans les yeux coup de boule au plexus pour le souffle arrêt sur haleine allez dégage minus inutile de dire que l'enthousiasme avait pris un coup de vieux gravissime le mécanisme complètement cassé tourbillon terminus du temps tout le monde descend passez par ici le menteur véreux au gros cul plombé dans la moleskine de son couinant fauteuil a dit pas touche t'as vu qui je suis il se rapproche pans de verre et de fer la ville bidonne qu'est pas faite pour y vivre englué dans sa rage avec des idées de meurtres qui chauffent les mains et glacent les tempes au bout de la passerelle à la renverse sur la rambarde au dessus du canal alors des lambeaux d'images explosent dans son cerveau bulles qui expirent à bout de souffle se sentir soudain détaché de soi-même abonné absent interrupteur en berne la chimio qui t'extirpe de tes tripes regardez-moi bon dieu clignotement d'épouvante l'objectif œil de poisson mort qui suinte l'objectivité de la représentation gueule grise désemparée et cette terreur vociférant dans les failles de son crâne qu'il m'envahisse ce miel de rocaille coulée de voix de Chet Baker qui le trépane en descendant aux enfers rue Barbanègre complètement envapé un chien qui aboie en jouant de la gueule et du coude il se motive hoche la tête dents serrées sur un demi sourire un air d'été plane dans l'espace écœurement et idée d'extrémité y m'auront pas défoncer tous ces connards installés bailleurs de mépris m'imposer dans cette chiennerie qu'on restitue mon oxygène est-ce trop dans le square arrosé de sales lumières je le vois le Sting dans sa parka moutarde imitation chiasse de rat un futal en peau de skaï blanc il est là ce petit mec plutôt lope d'opérette sur les bords avec sa face de brouillard frime et sape jeunot solo les poches du blouson dopées de capsules il m'attend ou quoi c'est quoi ton histoire il me raconte des salades veut me prévenir pour que j'écrase commence à faire son numéro pour me taper me causer de choses comme quoi t'as pas à sortir avec Solange ah ce n'était que ça moi qui me faisait du mouron pour l'algarade de cet aprem avec mon boss facho qu'a une dent contre moi grave il s'énerve il est pas né celui qui me fera renoncer qui désherbera ma graine d'ananar mec est-ce ma faute si cette mômesse tétonante flûtiste de brio me trouve plutôt bien gaulé que je lui dis en haussant le niveau sonore il lance sale enculé de youtre flash l'éclat le geste du coup le onf du type corps pantin qui s'affale entraîne une chaise par terre zigzag vers la sortie on range la lame éclats d'éclairs plein la tête faut pas dire des choses pareilles c'est dangereux gaffe les nazillards retour au point de départ pousse la porte du bar drôle de sourire qu'est-ce que vous prendrez mais qu'est ce qui fout le Sting de malheur toujours en retard c'est sans importance demain j'arrête


Max Obione

 

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Lundi 23 février 2009
Contrairement à ce j'avançais hier, Laurent Girardon, le sympathique boss de la revue BlackMamba, s'active toujours. Faute d'infos, je l'avais enterré à tort. Or la revue s'apprête à publier son numéro 13 (cf.couverture). Avec Daeninckx et Dounovetz au programme. Cette revue des Pulp littératures a vraiment de la gueule et un ton transgenre du meilleur aloi.
J'ai eu l'honneur d'y voir publiée une nouvelle dans le numéro 10 : "Le petit légume", nouvelle d'ouverture du recueil Balistique du désir. L'illustrateur est un dénommé Guznag qui habite Sion en Suisse. En trois images, avec un talent fou, il a donné corps au "petit légume", à sa soeur et à sa mère, si belle devant son miroir.

Site de Guznag : www.myspace.com/guznag




J'aime pas les petits légumes. Il a dit ça, j'ai bien entendu. C'est le nouveau, il a l'air bien méchant, peut-être plus que les autres qui ne restent jamais longtemps. Ils ne peuvent pas supporter mon grand frère Jean-Mi. Le nouveau s'en ira bientôt et les pleurs de ma mère repartiront de plus belle jusqu'au jour où elle ramènera à la maison un autre nouveau. Je veux bien croire que la découverte de Jean-Mi, la première fois, peut déranger. Nous, on est habituées, et moi, je l'aime Jean-Mi tout emmailloté comme un gros poupon de quatorze ans. Quand il me regarde du fond de sa caisse, quand il essaie de me sourire, quand il tente de dire un mot, j'ai le cœur gai. Je surveille toujours s'il lui reste des croûtons de pain à grignoter. Ce n'est pas la nourriture qui coûte avec lui, ni les habits, la baguette rassise et des fonds de bouteille qu'on lui sert au goulot suffisent à l'alimenter, quant aux habits, un vieux chandail noué aux manches lui fait l'année. Il porte un slip de grand-père pour cacher sa chose. Pour la grosse commission, c'est épatant, il chie des billes sèches, comme celles des lapins, donc c'est pas dérangeant. Pour le pipi, il m'appelle : « Gnangnangnan…», c'est comme ça qu'il a inventé mon nom, avec sa chose je vise une bouteille plastique coupée du haut. Je vidange plusieurs fois aux cabinets. Je l'aime, il me fait rire lorsqu'il agite ses petits pieds, on dirait des nageoires de poisson parce qu'il n'a même pas trois pouces de jambes pour se mettre debout. Son œil parle, son œil sourit, son œil se met en colère. Ma mère prétend qu'il est très intelligent, c'est pour ça qu'elle ne veut pas s'en débarrasser comme le lui proposent les hommes de sa collection. Elle a dit que si l'intelligence se mesure à la grosseur du crâne, Jean-Mi est un génie. Y a un malin parmi ces messieurs qui a prétendu qu'il avait peut-être autant de neurones que tout le monde, mais qu'ils étaient gros, des gros neurones. Ma mère a répondu que c'était la même chose. Jean-Mi bouge un peu sa tête, sa bouche grimace, personne, pourtant, ne croit qu'il peut avoir mal. Moi, je sais qu'il est doué, il comprend tout, je lui apprends à lire et à écrire, on est arrivés à la lettre « u », il écrit aussi des mots, il ne tient pas encore très bien son crayon entre ses deux petits orteils de la nageoire droite vu qu'il n'a ni bras ni main.

J'ai bien entendu, il a dit : « J'aime pas les petits légumes. » Jean-Mi, il a compris aussi. Pour se faire entendre, on a organisé un langage entre nous, il cligne l'œil gauche pour dire : non, le droit : pour dire oui, il ferme les yeux : pour ni-non-ni-oui. Quand j'entends : «Gnangnangnan…», je rapplique, après je pose les questions, plutôt les devinettes, et il me répond à sa façon. Parfois, il s'énerve parce que je suis obligée de poser des tas de questions avant de trouver la bonne, parfois des grosses larmes coulent sur ses joues, en silence. Pour le calmer, je lèche ses joues salées. Ça me serre le cœur de voir ses yeux mouillés, mais des fois, ses yeux deviennent brillants, ils pétillent de méchanceté, on dirait qu'il veut du mal à la terre entière. Je suis d'accord dans ces moments-là avec Jean-Mi, il faudrait faire payer toutes les saloperies à tous ces salauds qui n'aiment pas Jean-Mi. Ces salauds qui nous volent notre mère. On est si bien quand aucun salaud frappe à la porte, elle nous prend dans son lit, tous les deux, le grand frère au milieu, on lui fait plein de guilis, il a beaucoup d'appétit pour les guilis, maman dit que c'est son petit homme, elle le sert sur son cœur, elle chante Ramona rien que pour lui. Toutes les deux on fait un rêve merveilleux, tous les trois nous courons sur la plage du Havre. On rit du bonheur de nous trois, de la joie silencieuse de Jean-Mi.

Le nouveau s'est enfermé avec maman dans sa chambre, elle lui donne son lit. D'après nous, tous ces types qui défilent ont besoin de sommeil, c'est pour ça qu'elle les invite dans sa chambre. Puis après, on entend ma mère chanter, on dirait qu'elle a mal et en même temps elle dit des mots qui réclament davantage de bonheur. Cette fois encore, elle fait des vocalises dans les aigus, le nouveau aussi pousse des cris de bête. Jean-Mi les entend comme moi. Il me regarde, m'implore, en même temps, il se raidit, alors je le soulage.

L'heure d'après, le nouveau est sorti en roulant des épaules, sur l'une d'elles dépassant de son Marcel, on peut lire : « Linda Pearl ». Ma mère s'appelle Irène, le nouveau est menteur. Il tient sa chose à la main, il se promène le cul nu pour aller siffler un verre de Pernod. Toutes les heures, il sort de la chambre et il s'attable pour siffler un verre de Pernod. Il se balance sur la chaise en fer que ma mère a volé au square Saint-Roch, dans le kiosque à musique lors du Corso fleuri. Il dit d'un air fatigué : « Putain, ce qu'elle est bonne ! » Puis, une fois le verre bu, il retourne dans la chambre quand ma mère l'appelle. On n'oublie pas qu'il a dit : « J'aime pas les petits légumes ». Jean-Mi a son regard noir, il est prêt au massacre. En fin d'après-midi, le nouveau est sorti en laissant des billets pour les courses de maman, elle espère qu'il reviendra, elle est amoureuse tous les jours en ce moment, elle nous aime aussi à sa façon, surtout son Jean-Mi qu'elle prend dans ses bras pour le bercer. Puis elle le replace dans sa caisse, en lui demandant de rester bien sage. Je la trouve belle, ma mère, avec ses robes à fleurs, ses bas marron et ses vernis à talon. Elle remonte ses cheveux à l'aide d'un grand peigne qu'elle plante dedans. Elle en a aussi dessous ses bras, elle sent bon sa sueur, surtout l'été quand il fait chaud, son odeur rappelle celle de Jean-Mi que je baigne une fois par semaine dans le baquet. Il flotte bien, il est heureux dans l'eau, ses petits pieds s'agitent en cadence et je pourrai le lâcher si je n'avais pas peur qu'il coule au fond. Quand je l'essuie avec la grande serviette de maman, je vois son corps lisse et sa grosse chose. Maman rigole toujours en parlant d'elle aux hommes pour les moquer, les hommes ne la croient pas, des fois, elle découvre la chose de Jean-Mi, les hommes sont jaloux de ses dimensions, ma mère rit de plus belle, je la hais quand elle agit de la sorte, Jean-Mi n'est pas une bête curieuse ! Dans ces moments-là, je prendrai bien mon frère sous mon bras et on partirait loin de cette ville et de cette maison de la rue de l'Alma qui pue la honte. Je ressens ce qu'il ressent, on est accordés Jean-Mi et moi. Je pose les questions, il cligne de l'œil qui me donne raison. Oui, notre mère est une marie-couche-toi-là, oui, les sales types qui la font chanter feraient mieux de dormir ailleurs.

Le nouveau est revenu, en se dirigeant vers la chambre de maman, il s'est penché sur la caisse de Jean-Mi, il a ri en disant : « Putain, c'est le portrait craché de Barbapapa, ce légume ! » Je sens la colère monter dans Jean-Mi. Pour le calmer, je dépose sur son front deux gouttes d'eau bénite qui vient de Lourdes. C'est l'abbé Mazeau, le curé de la paroisse Saint-Vincent de Paul qui rapporte chaque année une bouteille au retour du pèlerinage. Quand la bouteille est pleine, on inscrit une croix sur le front de Jean-Mi avec un doigt trempé dans l'eau du goulot. Au bout d'un mois, on économise les gouttes. Dans un litre, il y a au moins une goutte miraculeuse, l'abbé Mazeau l'a dit un jour en sortant de la chambre de ma mère qui avait besoin de sa bénédiction, je ne comprends pas tout à cette histoire, mais l'abbé Mazeau croit au miracle de la foi. Il prétend que Jean-Mi a été créé à l'image de Dieu, qu'il verra Dieu avant tout le monde lorsqu'il montera au Paradis. J'y crois quand je fais mes prières, puis des fois, j'y crois plus quand je ramasse les crottes de Jean-Mi. Quand elle avait 16 ans, maman a expulsé le fruit de ses entrailles, en secret, à croupetons dans la chambre de bonne de la boulangerie, elle aimait tant l'homme qui avait mis sa graine qu'elle n'a pas voulu jeter Jean-Mi. Les autres demoiselles de boutique jouèrent longtemps à la poupée avec ce gros baigneur pas fini.

Voilà le nouveau qui sort de la chambre de ma mère et qui dit : « Oh ! putain, qu'elle est bonne, qu'elle est bonne. » Il pose son cul nu sur la chaise et descend un double Pernod. Avant de quitter la pièce, il ajoute : «Alors, le petit légume, il pousse ? » Les autres dormeurs, ils s'en foutaient de nous deux, du Jean-Mi en particulier, ils nous laissaient tranquilles, mais ce nouveau-là est de l'espèce venimeuse, il crache des saloperies qui font mal à Jean-Mi. Mon frère me fait les gros yeux, il veut écrire sur son ardoise magique. Je place le faux crayon entre ses deux minuscules arpions. Il trace deux lettres tremblantes « t », « u ». Tu, c'est ça ? Tu, c'est quoi ? Tu-e ? Le tuer ? Il cligne de l'œil affirmatif. Le tuer. Il a raison Jean-Mi. Le tuer, c'est ça. Qu'on en soit débarrassés. Je ne sais pas pourquoi, je le redoute drôlement celui-là. Il nous veut du mal, à Jean-Mi surtout. Je le sens.

Le tuer. Mais comment ? Je passe toute la soirée à poser des devinettes. Pour me mettre sur la voie de sa réponse muette, il fixe un objet, une chose, n'importe quoi, dans la maison. Avec un couteau ? Jean-Mi ferme ses deux yeux. En le poussant dans l'escalier ? Puis il vient à fixer la lampe du plafonnier. La lampe ? Non. La lumière ? Non. Le jus ? Oui, le jus. Il a vraiment des gros neurones, comment peut-il imaginer tuer le nouveau avec le jus ? Il redemande l'ardoise et écrit :

« c h e s e »… C'est quoi « chese » ? Ah chaise, quel rapport avec le jus ? Il fixe successivement la lampe et la chaise de square. Je comprends soudain : « La chaise électrique ? » Il cligne trois fois de l'œil affirmatif. Nous avons trouvé. Le condamné à mort mourra donc sur la chaise électrique. Jean-Mi se rappelait une histoire de gangsters américains que je lui avais lue le mois dernier ; le chef du gang avait grillé sur cet engin de torture.

Trois jours passent à ruminer, il fait chaud chez nous, c'est le début de l'été, les odeurs sont tenaces, le nouveau et ma mère ne quittent plus la chambre, la bouteille de Pernod est vide, ils ont vidé le frigo, Jean-Mi et moi, on a encore du pain sec. Je place mon grand frère devant la fenêtre ouverte, je cale sa caisse pour le redresser un peu, il devine les grues du port, il regarde la lumière, la beauté du ciel, les nuages qui passent, le vol des mouettes rieuses, les traînées blanches des avions, mais sa tête est prise par son idée. Je voudrais tant qu'il pense à autre chose, par exemple, que j'ai piqué une poussette dans le local à vélo du 15 rue Frédéric Bellanger, une poussette épatante pour la plage, on le met dedans, on l'attache avec les sangles et hop ! passé les galets, direction les vagues du bord, je suis sûre qu'il aimera ça, la baignade. Il est taillé pour barboter dans les vagues, des fois qu'Oum le dauphin vienne jouer avec lui. Non, lui en ce moment, il ne pense qu'à la chaise électrique pour tuer le nouveau. Tuer le nouveau, tuer le nouveau. Hier soir, il a commencé à me diriger vers une rallonge de fil électrique branchée sur une prise. Tout à l'heure, après la goutte d'eau bénite sur le front, j'ai bien compris qu'il voulait me dire : eau, mouillée, quelque chose de ce genre là, torchon mouillé sur chaise en fer bout de fil électrique dessous. Il a vraiment des gros neurones Jean-Mi, il connaît plein de choses utiles. Je suis décidée aussi maintenant, on vit tellement fort cette complicité, Jean-Mi et moi, je ne te laisserai pas tomber, grand frère ! J'installe tout comme il me l'a suggéré, c'est un jeu d'enfant, je suis d'ailleurs encore une môme, dix ans, la petite sœur à Jean-Mi, c'est normal. C'est lui le chef.

Le lendemain matin, le nouveau sort, avec une sale mine noire pleine de barbe, des yeux fixes de poisson mort, la chose à la main et le cul nu, il titube presque, éreinté par tout ce sommeil que ma mère lui donne. «Putain, elle est trop ! » qu'il dit. Il secoue la bouteille de Pernod. Vide. « Démerde toi la pisseuse, trouve du blé, va chercher une autre bouteille, sinon je tue quelqu'un ! » Il crie. Avant de retourner dans la chambre, il nous regarde en silence, puis il lâche avec un sourire : «Le petit légume, il pousse au moins. » Et il rit, il rit en fermant la porte derrière lui. Sans broncher, je prends les billets dans la boîte de Ricoré de maman et je file chez Hocine en bas de la rue d'Etretat.

Une fois placée la bouteille de Pernod neuve sur la table, j'entends : « Gnangnangnan », Jean-Mi est prêt lui aussi. On a attendu tous les deux en faisant des prières. Le nouveau va bien finir par sortir. Merci mon Dieu.

Quand le nouveau s’assoit sur la chaise de square, il tressaute, tremblote, tressaille, marrant, gueule même pas. Les plombs ont sauté, ce fumier de nouveau aussi,  puis il s'éteint par terre comme une vilaine merde qu'il est.

« Gnangnangnan…» Voilà que le petit salopiot de Jean-Mi pisse de joie.


(in Balistique du Désir, Max Obione, éd. Krakoen, 2007)


  


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Jeudi 19 février 2009
La meute était prête, silencieuse, concentrée. Des comédiens agitaient quelques feuillets devant leurs yeux, tapie dans un coin, une femme remuait les lèvres, récitait une litanie. Des convives avaient envahi les tables, le lieu n'en pouvait plus d'accueillir les affamés de littérature noire. Des habitués et des gens du quartier. L'affichette à l'extérieur ayant alléché le chaland : "Max Obione ...dans tous ses états", à poil, carrément ? Ah bon ! Rita avait bourré son antre minuscule, il allait se passer quelque chose...
Assis sur la banquette, devant un verre de rouge en compagnie de Hugo, Anne, Jeanne, Dominique, Cyrille...  j'attendis que la fiesta commençât, jusqu'à la mise à mort, jusqu'à la curée. Rita nous avait concocté une régalante blanquette à l'ancienne. Puis Marie Pierre de Porta fit ses derniers placements, ses ultimes réglages, enfin les voix noires pouvaient s'élever dans une écoute fervente qui m'a complètement bluffé.
Diable, quand le talent des comédiens décuple votre propre écriture, ça fait un drôle d'effet ! La ponctuation des silences, les intonations qui s'incarnent quands la lecture silencieuse du lecteur n'impose au fond de lui qu'un ronron insignifiant, le jeu qui pointe les aspérités du texte, qui rajoute du signifiant, et surtout qui crée l'émotion, l'émotion palpable encore quand la lecture est achevée. Un homme au bonnet gris fermait ses yeux, donnait l'impression d'être ailleurs, précisément l'endroit où nous tous l'avons rejoint au fil des textes enchaînés.
Voix noires
Passons sur l'ego de l'auteur qui a relui inévitablement, attardons nous plutôt sur la plue value qu'apportent ces lectures inspirées. Outre que cette forme de réprésentation constitue une promotion de la littérature, noire en l'occurrence, la théâtralisation donne une dimension communicative à l'expression isolée de l'auteur.
J'ai eu l'impression parfois qu'un autre que moi avait écrit mes propres textes. J'y découvrais des nuances, des couleurs que je n'avais pas perçues en écrivant. Sensations assez bouleversantes en réalité.
Le choix des nouvelles, entre rire et drame, dans lequel je n'ai pris aucune part a porté sur une nouvelle inédite : "Boulette" et des nouvelles rassemblées dans le recueil Balistique du désir : "Tranx" et "Myriam trouble". "Attention la marche" se trouve dans le recueil Dans le panneau édité chez Terre de Brume (La Noiraude/Lamballe)
Furent lus également des textes de Thierry Quinzin (Krakoen), Sebastian Charles (Krakoen), Laurence Patri et Nicolas Jaillet.
La meute des Comptoirs du noir, emmenée par Marie Pierre de Porta, possède une palette vocale très diversifiée (d'éraillée à flûtée), ce qui donne aux dialogues écrits une vérité humaine et beaucoup de présence.
Il faut citer tous les comédiens : Marc Bertin, Jean-Marc Cellier, Armelle Dumoulin, Igor Oberg, Nathalie Prokhoris, et Clément Variéras. Et particulièrement la maîtresse de cérémonie : Marie Pierre de Porta.
Ce mardi 10 février 2009 restera mémorable. Chapeau et merci à la meute, qu'il fut bon de vous entendre hurler ce soir-là.

19/02/2009
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Vendredi 13 février 2009

A Paris, 1 rue Abel Rabaud, 11ème, à 30 mètres de la station de métro Goncourt, se trouve la nouvelle librairie spécialisée polar Terminus polar. Caroline Masson, la sympathique libraire, y accueille régulièrement des auteurs en dédicace.
Le mardi 3 mars 2009, 18h30, je présenterai la petite fabrique de polars Krakoen, aidé en cela par Hervé Delouche, président de 813. Mais la vedette de la rencontre, ce sera Jeanne Desaubry qui dédicacera son troisième roman "Dunes froides" paru chez Krakoen
Apéro, débats, amitiés, rien que du bonheur... Venez nombreux !

Détails sur "Dunes froides"
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Vendredi 13 février 2009


René Barone sur son site Mon polar publie une notule de lecture concernant Les vieilles décences :


Voilà le genre de “petit” polar que l’on prend autant de plaisir à lire que l’auteur a eu à l’écrire, car on le sent, cela transpire par la joie communicative qui transpire entre les lignes.  C’est avec un petit (encore !) sourire aux lèvres qu’on suit les tribulations de nos deux empêcheurs de maguouiller en paix. Ils aiment bien lever le coude, surtout Le Mat, l’ancien flic, qui a un faible pour les vins de Loire, ce qui ne les empêche pas de mener à bien cette enquête parmi des cultivateurs de “céréales qui leurrent”.
Et comme en plus l’écriture est au rendez-vous : “Un Paris gris nous ouvrit ses boulevards déserts”, “Le bonheur c’est quoi ? C’est jamais qu’un malheur en veilleuse” ou encore “Le temps : c’est une addition de petites morts qui viennent niquer de petites vies.”, notre bonheur est complet !

Plus de détails sur ce roman


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Sang d'encre

Je serai présent aux journées autour des littératures policières de Vienne (Isère) 21 et 22 novembre 2009

Kicé cékoi ?

  • : Max Obione sous toutes les coutures... ses romans, ses nouvelles... ses projets et tout le toutim d'un vieux Narcisse qui essaie d'écrire des histoires !

Quand tu y penses !

Réussir à chuter vers  le haut
Jorge Luis Borges

Mes nouvelles hier et demain

Pépètes...

Votre libraire habituel se fera un plaisir de vous vendre mes livres, s'il ne les a pas en magasin, commandez-les, même à l'unité, sinon sur Internet ICI mais ça risque d'être long  !
(Ni Krakoen, ni le distributeur Calibre ne sont fautifs dans l'histoire)

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Max Obione
5 rue du point du jour
76420 Bihorel
(agglo de Rouen)

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