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Je viens d'achever la lecture des Misérables... ce monument littéraire quasi mythique... dans sa version originale de plus de 1800 pages. Je ne connaissais comme beaucoup que l'histoire de Jean Valjean donnée dans une version allégée de 300 pages environ concentrée sur la trame romanesque. Ainsi que les versions cinématographiques. Dès lors de quoi est constituée cette différence de pagination ? De digressions, d'éclairages techniques, d'un tas de précisions historiques qui vous embarquent sur 30 ou 40 pages. Intéressantes souvent, alourdissant cependant l'histoire.

L'exemple le plus frappant réside dans l'épisode des égouts de Paris dans lesquels Valjean transporte sur son dos le corps inanimé de Marius. Hugo nous gratifie de l'histoire de la collecte des saletés dans la capitale du moyennage jusqu'aux années 1850. De la cartographie souterraine des exutoires, de la fange rencontrée en fonction des lieux, de la qualité des matériaux et même du prix de ceux-ci.

Il demeure que l'art d'Hugo m'abasourdit, le verbe à l'oeuvre dans ces pages, le sens des formules, la modernité de la vision de la société et la création de ces archétypes romanesques font de ce roman un chef d'oeuvre absolu. Il était de bon ton lorsqu'au lycée dans les années 60 on étudiait la littérature du XIX°siècle de brocarder "Totor", ce hasbeen. On était simplement de jeunes cons. Je me sens mieux d'avoir gommé cette attitude infantile.

Tag(s) : #Brèves

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