Dimanche 26 juillet 2009

Le vote de la loi antipiratage est reporté à la rentrée parlementaire. Que d’énergie et de parlotte pour un texte dont l’application au regard de la technique sera d’ores et déjà inopérante. Tout d’abord, on construit une usine à gaz pour fliquer les « bandits », ensuite intervient une période d’avertissements, enfin au terme de la procédure, pour tenir compte de la première censure du texte par le Conseil constitutionnel, c’est un juge qui prononcera la sanction. Quand on sait l’encombrement actuel de l’appareil judiciaire pour traiter des causes autrement plus importantes, on s’attend à de joyeux collapsus dans les prétoires. En réalité, ne seront piégés que les naïfs, les internautes chevronnés bien renseignés sauront contourner l’obstacle pour se jouer du gendarme. Techniquement, avec la WIFI de la voisine qu’on peut capturer, les adresses IP disponibles qui peuvent s’emprunter jusque dans un pays étranger et des logiciels futés qui ne manqueront pas de fleurir, l’arsenal du contournement est prêt. La télé a présenté en direct à l’écran la manip à partir d’une adresse l’IP disponible en Chine. Eloquent !

L’industrie culturelle (les majors, Denis Olivennes en particulier, ex patron de la Fnac, aujourd’hui directeur du Nouvel Obs) a inspiré cette réponse idiote à un vrai problème, aidée en cela par une fraction bêlante d’artistes gavés classés à gauche (?), ceux-ci venant donner leur bénédiction à l’entreprise. La Princesse de Mièvre (Yakékunkimadi) aurait opéré, dit-on, cette amicale captation pour complaire à son époux, Sarkubu 1er , qui, depuis des mois, trépigne d’impatience en criant comme un enfant gâté : « Hadopiiiiii, je la veux, je la veux ! »

Si le piratage prive les auteurs dont les œuvres sont victimes de leurs droits d’auteur (principale motivation avancée par les promoteurs de cette loi), en quoi Hadopi va-t-elle permettre de rémunérer la création artistique ? La réponse est sans appel : nib, nada, aucune disposition de cette nature actuellement dans le projet de loi, Hadopi est donc inappropriée à l’objet énoncé. En ce qui concerne la production audio, la chute des ventes des CD en particulier, ceux qui sont vendus 20 euros pour des daubes formatées, sera-t-elle enrayée ?  On en doute. Cette loi si elle est adoptée ne répond pas aux nouvelles pratiques culturelles à partir du web de centaines de milliers d’utilisateurs, des jeunes en particuliers, adeptes du téléchargement.

Il faut autre chose, un autre système de prélèvement et de répartition entre les créateurs, tous les créateurs. Des pistes ont été énoncées par des praticiens, personnellement je n’ai pas de recette à formuler cependant le fournisseur d’accès paraît être le personnage ou l’entité idoine pouvant subir un prélèvement forfaitaire. Il faut réfléchir encore, rien ne presse vraiment hormis le caprice du prince. A plusieurs autour de multiples tables rondes, l’intelligence mise en commun peut faire émerger une solution équitable et surtout viable.

L’édition est moins touchée par le phénomène du téléchargement illégal que le cinéma, la photographie et la musique, mais le développement du livre numérique, de l’édition numérique nous confrontera bientôt à cette question. Pirater un livre numérique sans payer évidemment, c’est comme le voler à l’étalage. Au début, ça peut flatter l’auteur autant que ça désole le libraire et toutes les professions qui ont concouru à sa fabrication et à son acheminement, sauf que si toute la pile y passe, ça devient problématique. Il faut sauvegarder notre système de droits d’auteur en l’adaptant aux nouvelles pratiques issues des nouvelles technologies. La réponse législative que la majorité du Parlement s’apprête à voter avec la loi Hadopi est condamnée à l’impuissance et entraînera l’aigreur des usagers. Soyons plus intelligents que cela !


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Vendredi 17 juillet 2009

Lassé des rodomontades de notre bonimenteur survitaminé - le moralisateur du capitalisme (défense de rigoler) - proférées via l’appareil de propagande télévisuelle, je me suis laissé embarquer dans une super série américaine produit par les studios HBO The wire (Sur écoute) visionnée à la suite dans ses cinq saisons d’une douzaine d’épisodes chacune de 50 minutes. Ça en fait des heures, scotché à son écran ! De quoi se faire des ampoules aux fesses et perdre 2/10eme à chaque œil, mais Diable que ce fut bon.


Il faut voir cette série dans son ensemble, dans le temps long de la série, du grand art au plan scénaristique et du montage. Une plongée dans le pays d’Obama rongé par le système Reagan & Bush. Une fiction docu de première grandeur. Servie par des scénaristes comme Georges Pelecanos et même Dennis Lehane, qu’on aperçoit dans un épisode dans un tout petit rôle. Chaque saison développe un point de vue politique, carrément. On rêverait d’une série analogue qui se déroulerait dans le 9-3 avec autant d’impact. Ce n’est pas demain la veille, la chaîne Jimmy ayant diffusé une saison se refuse de présenter la suite, pourquoi ? trop bon sans doute, trop dur peut-être.


On est dans l’Etat du Maryland, à Baltimore, port de la côte Est des Etats Unis à l’abandon, déglingué par les restructurations, la drogue, la ghettoïsation de la population afro-américaine… Accrochez vos ceintures, ça arrache grave !


D’épisodes en épisodes s’installent des personnages attachants ou repoussants, qui viennent au devant de la scène puis sont mis en retrait au gré des histoires. La durée de la série permet de fréquenter des héros qui restent en mémoire, notamment le flic accrocheur et peu enclin à suivre la procédure, Jimmy Mc Nulty, joué par Dominic West, les Proposition Jo, Omar Little, Avon Barksdale, etc. Ils sont tous excellents. A noter que chaque épisode est réalisé par un réalisateur différent. Quelques-uns uns sont meilleurs que d’autres, mais l’ensemble est remarquable.

Je tiens cette série comme une œuvre noire, majeure et passionnante pour approcher une certaine réalité américaine par le prisme de la fiction.


Le site de la série The Wire-France

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Samedi 4 juillet 2009
 

Organisée à la hâte dans le cadre du 1er salon du livre de Rouen, la soirée Polar animée par les éditions Krakoen a connu un franc succès. La taverne Saint Amant, repère historique des Rouennais, a accuelli notre récital de nouvelles devant un public captivé.

On a été fier d’y reconnaître entre autres le jongleur des mots : à savoir Claudie Gallay, l'auteure de Les Déferlantes, Vincent Roca qui officie dans « Le fou du roi » sur France Inter, Marcel Gay, l'iconoclaste de la légende johannique, l'ami Franck Thilliez et les duettistes du thriller Camut & Hug.

Les comédiens lecteurs : Marie Laure Favry, Albane Louvet-Duboc, Patrick Grée, Claude Soloy et Max Obione.

Les nouvelles, mises en voix par Claude Soloy, étaient de Jeanne Desaubry, Sebastian Charles, Paul Colize, Max Obione, Claude Soloy, tous auteurs Krakoen, et de Jacques Develay (comédien, auteur d’« Une certaine gestion des stocks », recueil de nouvelles noires aux Ateliers des Champs)

Le récital commença dans la rue piétonne avec une présentation du petit véhicule du noir, la nouvelle noire, par Patrick Grée, conseiller littéraire et historien du polar. Chaque texte, court ou long, était entrecoupé d'un intermède musical d'Emeline Miserey à la clarinette. Superbe !

La suite s'est déroulée à l'intérieur où les spectateurs pouvaient dîner.

Le lendemain, les auteurs ayant assisté à la soirée ont exprimé tout le plaisir ressenti lors de ce récital. Les organisateurs du salon souhaiteraient déjà qu'on renouvelle cette soirée l'an prochain. Sur le principe on est d'accord d'autant que d'ici là, on pourra peaufiner le programme.

Voici quelques photos.

 

Marie-Laure Favry, Claude Soloy et Patrick Grée

Emeline Miserey et Patrick Grée

Max Obione et Claude Soloy

Le public

Claude lisant "Le cabanon de jardin" de Sebastian Charles

Emeline à la clarinette basse

Marie-Laure lisant "Canicule" de Jeanne Desaubry

Patrick lisant "Mon gun" de Max Obione

 

Claude Soloy et Albane Louvet-Duboc lisant "Julie" de J. Develay

Marie-Laure lisant "La peau des femmes" de Max Obione

Claude et Albane lisant "Le menteur" de Claude Soloy 

Max lisant "Les faits rien que les faits" de Paul Colize

 



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Mardi 23 juin 2009
Les Ateliers de Porthos viennent de sortir le recueil de nouvelles "Carte blanche" dans lequel j'ai commis, en compagnie de 20 autres auteurs du noir, une nouvelle intitulée Caduta massi, illustrée d'une photo de Hugo Miserey.
Les droits ont été cédés gracieusement pour défendre une cause urgente et indispensable : accélérer notamment la recherche sur des maladies rares pour lesquelles les laboratoires pharmaceutiques se détournent pour non rentabilité.
Le produit de la vente de ce recueil sera versé à la Fédération des maladies orphelines Leur site






Le site des Ateliers de Porthos


Carte blanche, 21 Nouvelles pour les Nez rouges
isbn 978-2-917096-13-0  14€
Illustrées de 14 photographies
Les auteurs : Samuel Flageul, Dominique Delahaye, Max Obione, Denis Flageul, Perrine Le Querrec, Daniel Blanchard, Gérard Estragon, Louis Balem, Frédéric Prilleux, Olivier Thiébaut, François Boulay, Jean-Bernard Pouy, Laurence Biberfeld, Pascal Millet, Pascal Garnier, Gilles Larher, Mouloud Akkouche, Francis Mizio, Franz Bartelt, Gérard Alle et Patrick Morel.



Photo Hugo Miserey
Son site
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Lundi 8 juin 2009

Philippe Bertrand, l’infatigable animateur de « Carnets de campagne » sur France Inter, m’a interviouvé au sujet de la coopérative d’édition Krakoen dont le siège social est en Seine Maritime. C'est passé à 12h30, lundi 22 juin 2009 coincé entre le « Fou du Roi » et le jeu d’« Emile Leurot ». Si vous la loupez, cette émission est peaudecastable. Voici le lien du site de l’émission. ICI



Enfin, un salon du livre* est organisé dans la bonne ville de Rouen (27 et 28 juin 2009, Halle aux toiles), à l'initiative de l'association des libraires. J'y participe bien évidemment en compagnie de membres du gang Krakoen. Le samedi soir 27, nous donnerons un récital de nouvelles noires dans une taverne du centre ville. En savoir plus



* en plus du Festival Livre Jeunesse chaque année au mois de décembre et du festival du Livre ancien




Prémaquette du flyer

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Ils ont fini par libérer Julien Coupat… mais avec un contrôle judiciaire très strict et une grosse caution à raquer. On n'abandonne pas sans grimacer un « coupable » embastillé sans preuve !

 


Lors du vernissage de l’expo « Le polart des Habits Noirs », jeudi 4 juin dernier, Youp et Zimio se sont livrés à un numéro de duettiste dont on peut voir les images ICI, filmé par l’ami Bernard Strainchamps himself qui tient la librairie en ligne « Bibliosurf ». Rien que des amis à ce vernissage dans la salle d’expo du Motif, 6, villa Marcel Lods, Passage de l’Atlas, 75019 Paris (M° Belleville) Site du MOTif   > Voir article précédent


Villa Marcel Lods (siège du MOTif)


J-B Pouy dans ses envolées


Youp et Zimio


Laurent Boudereaux(MOTif) et Jeanne Desaubry


Claudine Aubrun et Mézigue

 

Voici mes 2 "zeuvres" exposées

évoquant deux faits divers

lus dans Libération

La gougoutte salvatrice

(putain de reflets !)

15 clandestins sur une barque à la dérive mourrant de soif

furent sauvés par une femme à la poitrine généreuse

et dispensatrice d'un lait salvateur...


Quand Nounours a les crocs

Un défenseur des grizzlies fut retrouvé dans l'estomac

d'un grand mâle. Moralité : Faites pas chier les ours !


 


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Mercredi 27 mai 2009
Stories of the Dogs, le recueil collectif de nouvelles en hommage au leader des Dogs, Dominique Laboubée, s'étant trouvé épuisé, il s'est agi de savoir s'il convenait de le réimprimer ou bien de considérer que cet ouvrage avait vécu sa vie et que son avenir serait désormais entre les mains des collectionneurs.

Frédéric Prilleux
et mézigue, les coéditeurs du recueil chez Krakoen, à la demande instante des fans des Dogs en particulier et du rock en général ont succombé. Nous avons donc sorti une version bleue grâce à notre ami Olivier Brut qui a réalisé la couverture. Donc après la rouge, la jaune, voici la "bleue". Nul doute que les amateurs vont se précipiter pour s'arracher cet ultime avatar.





22 auteurs de la polardie et du monde du rock ont écrit une nouvelle originale en partant d'un titre des Dogs :

Luc Baranger - José-Louis Bocquet - Thierry Crifo - Alain Feydri - Denis Flageul - Gekko Hopman - Jean-Noël Levavasseur - Jean-Luc Manet - Pierre Mikaïloff - Mathias Moreau - Max Obione -  Jean-Hugues Oppel - Michel Pelé-  Gilles Poussin - Jean-Bernard Pouy - Frédéric Prilleux - Patrick Raynal - Emmanuel Rimbert - Annelise Roux - Romain Slocombe - Eric Tandy et Marc Villard

Plus de détails sur le site Krakoen ICI

Commander le recueil chez votre libraire ou sur Internet.


Rappelons que le double CD
de reprises du répertoire des Dogs produit par Jean-Noël Levavasseur est toujours en vente pour 10 € (+ 2 € de frais de port)
Commande à adresser à J-N Levavasseur, 18 boulevard Fernand-Moureaux 14360 Trouville sur Mer

La page My space ICI

 

 

 

Au dernier salon du livre de Eu (76)

Jean-Noël et mézigue présentions le CD et le recueil (16 mai 09)


 

Le site officiel  du Tribute to the Dogs ICI

 

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Mardi 26 mai 2009
Lors du dernier festival de Mauves en noir, l'ami Patrick Galmel, le tenancier de l'excellent site Pol'art noir, a promené le micro de son petit enregistreur numérique (fabuleux) sous le nez d'un certain nombre d'auteurs présents.

Outre que le site de Patrick est sans aucun doute l'un des meilleurs du genre, j'ai une affection particulière envers l'activité et la tenue constante de Pol'art noir et de l'homme qui l'anime.

Je n'oublierai jamais que mon aventure de romancier commence sur ce site, Patrick m'ayant accueilli dans une rubrique qui s'intitulait alors : "Le coin des artisans". Ce même mois, une autre artisane était à l'honneur : Jeanne Desaubry. De surcroît, c'est sur le forum de Pol'art noir que j'ai rencontré bon nombre d'auteurs qui vinrent me rejoindre au sein de la petite fabrique de polars Krakoen. On a coédité ensemble un recueil collectif de nouvelles "Graines de noir" avec une 4ème de couverture signé Patrick Galmel... Bref la générosité et la gentillesse naturelle de Patrick ne l'empêche pas de conserver sa liberté d'appéciation, il a émis en son temps une réserve sur Amin's blues, l'une des rares de la critique.

On peut écouter actuellement sur son site l'interviou qu'il a réalisé de mézigue. C'était le dimanche matin dans le gymnase qui résonnait des bruits des visiteurs ; la nuit ayant été copieusement arrosée au blanc sec, ma mémoire était fluctuante. Je donne ci-après les références des ouvrages qui m'avaient échappées sur le mom
ent.

Sur page d'accueil de Pol'art noir Ecouter


Monsieur Gros bidon de Samuel Ornitz (Rivages/Noir)

Parmi les stylistes, j'ai omis, à m'en mordre les doigts, de citer celui qui m'impressionne le plus : le britannique David Peace.



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Lundi 25 mai 2009
L'expo "Le Polart des HABITS NOIRS" se tiendra du 4 au 18 juin 2009 au MOTif, 6 villa Marcel Lods, Passage de l'Atlas, 75019 Paris (Métro Belleville) A l'initiative de J-B Pouy, Les Habits noirs exposent des "artistes" de la polardie (Claudine Aubrun, Pascal Garnier, Max Obione, Jean-Bernard Pouy, Roland Sadaune, Romain Slocombe et Jan Thirion)
Tous les jours de 14 h à 17h30. Code d'entrée dans la villa : "1"

VERNISSAGE 4 JUIN à 18 h.


Blog des Habits noirs











Je présente deux planches avec des couleurs dedans :
"La gougoutte salvatrice" et "Quand Nounours a les crocs", imagerie inspirée de faits divers relatés par Libé.


"Quand Nounours a les crocs !"
La triste fin d'un défenseur des grizzlies
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Mercredi 20 mai 2009

I - Antoine de Caunes préfacera le recueil collectif de nouvelles London calling qui paraîtra chez Buchet-Chastel à la rentrée pour fêter le trentième anniversaise de l'album mythique des Clash. Lire l'article précédent







II - Sarkubu
travaille toujours à la moralisation du capitalisme ; en attendant les Enfers fiscaux, les Paradis du même nom prospèrent toujours.

Sarkubu : Foutre du diable, qu'on m'apporte mon croc à Phynance, que je vous ratiboise ces vils Madoffiens !
Grand chancelier Fion : Voici le linge virginal destiné à dissimuler ces chairs affreuses.
Sarkubu : Mon croc, mon croc ! Chancelier de mes rages !
Dame Preum's : Oh chouchou, n'échauffez pas votre bile !
Sarkubu : Mère Ubu suuuussuuuurait ailleurs ! Je suis le maître du monde...
Choeur uhèmepien : Il fait du vent, il fait du vent, mais c'est le plus grand !


III - Certaines saloperies de maladies sont dites orphelines parce que le vilain marché du médicament les a abandonnées. Pas assez rentable vu le nombre relativement restreint des personnes affectées ! Les malades, leurs proches se battent pour développer la recherche. Des auteurs du polar se mobilisent. Le recueil collectif "Nouvelles noires pour Nez rouges" édité aux éditions du Porthos sortira début juin. Le produit de la vente tombera dans l'escarcelle de l'association "Fédération des maladies orphelines" > leur site


IV - Coupat est toujours en taule, on interpelle des éditeurs... Ne criez pas le nom de Sarkozy devant un flic, ce dernier entend une injure ! Il est vrai que l'insécurité augmente... A part ça, on va voter bientôt.


V - J'exposerai deux "zeuvres" lors de l'exposition "Polart des Habits noirs" qui se déroulera à Paris en juin prochain. Organisée par Jean-Bernard Pouy l'expo regroupera des tableaux et autres oeuvres graphiques commises par des auteurs de la galaxie polardière. Vernissage 4 juin. Détails à suivre.


VI - Après les salons du livre de Eu et de Caen, je serai au 1er salon du livre de Rouen dernier week end de juin. On tente d'organiser une soirée polar dans une brasserie de la ville.

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Dimanche 3 mai 2009

Les amis du festival de Mauves en noir 2009 avaient demandé à chaque auteur invité de leur adresser une recette de son plat préféré. Chaque recette a été illustrée par un dessinateur de BD : Laudrain. Toutes les contributions ont été affichées lors des deux jours, sans le nom de leur auteur pour un quizz culinaire destiné au public.

Voici ma recette :

De la tripaille pour faire ripaille

D’abord, il n’est de bonnes tripes que de Normandie, de Caen pour être précis, capitale ducale du grand Guillaume conquistador, recette née en ce bon vieux temps où l’on s’étripait vaillamment et que le meilleur morceau était le gésier de son ennemi… la panse de saxons de préférence ! D’aucuns iconoclastes rajoutent de la sauce tomate, sans doute pour figurer le raisiné, mais ce sont là pratiques dégénérées rencontrées en des contrées au sud de la Loire. Les hérétiques de la tripe, pas de quartier !

D’abord, tu dégotteras un tripier qui blanchit la tripaille de bœuf durant des jours et des nuits dans ses baquets inondés d’eau fraîche ; il aura raclé les boyaux et les caillettes, bien qu’un restant de merde donne ce goût inimitable. Gras double ou triple, au diable l’avarice, de la fraise de veau, des pieds du même bestiau qui gélifiera la sauce onctueuse à en baver d’aise à l’avance, sans compter de l’oignon en quantité pour teinter la sauce et pour flatuler tout à loisir deux bons jours durant. La carotte en rondelles, aiguillettes ou carrés, tu rajouteras abondamment. C’est alors que ton talent d’artiste tripier s’exprimera, tu joueras de la palette des épices et tu déclineras le florilège des herbes en main : bouquet de thym, bouquet de persil, feuilles de laurier, clous de girofle, noix muscade, poivre, cannelle et gros sel. Et pour couronner le tout : les liquides divins à y adjoindre. Un litre carrément de vin blanc sec du pays Nantais et une copieuse rasade de cognac. On n’est pas des gonzesses, merde !

Tu disposeras le tout en couches alternées, dans une tripière ventrue en terre de Noron, avec les mêmes précautions que celles mises par les matrones pour allonger une jeune épousée sur son lit virginal avant l’assaut de son soudard de mari.


Comme tu as les meilleurs rapports du monde avec le boulanger de ton village, tu lui confieras la tripière qui mijotera pendant douze heures dans son four. Quand tu iras lui rendre visite au milieu de ce temps, tu rajouteras une demi-bouteille de Porto. Tu en profiteras pour lutiner la demoiselle de boutique… Cela fait partie de la recette évidemment.

Pour déguster ce trésor culinaire en compagnie de luronnes au teint vermillon et de gars francs et rigolards, tu auras préparé des pommes de terre roses, pelées et cuites au bouillon, tu auras disposé un pot de moutarde forte et débouché une bouteille du meilleur blanc. Un Macon village ou un Sancerre, mais mieux encore, un de ces petits vins verts et secs de la vallée du Loir ou un Muscadet sur lie d’une bonne maison. Tu n’oublieras pas pour dégraisser le boyau, après avoir saucé ta platée avec du bon gros pain paysan, de t’envoyer derrière la glotte un grand godet de vieux Calva. Aaaah ! la vache, c’était régalant…


 

L'original du dessin de Laudrain nous a été remis. Qu'il en soit remercié !

 

Echo


 

Cette édition du festival ayant pour thème Crime(s) de goût, placé désormais à la fin du mois d'avril, fut une réussite en tout point. Le public est nombreux et fidèle. L'équipe de passionnés qui organise la manifestion est extraordinaire d'allant et de sympathie. Mauves figure parmi les festivals de polar les plus conviviaux. 

Une anecdote véridique : un monsieur s'arrête devant ma table, fait courir son regard sur les couvertures, silencieux, puis déclare : "Ça je l'ai lu !" Silence, je m'attends à ce qu'il ait détesté, vu sa mine. Non, il poursuit : "J'ai adoré, je veux la suite..." Ouf ! Puis son regard se porte sur la pile de Balistique du désir : "Ça ! fantastique, je l'ai passé à mes amis, à la famille, même avis !" C'est le genre de réflexion qu'un auteur apprécie par-dessus tout. Un seul commentaire de cette nature, et votre ego est rechargé à mort...! Mais le plus beau, le voici : "Figurez-vous, continue-t-il, que ma fille a présenté le conservatoire* en ayant repris l'une de vos nouvelles, Les gnons, vous savez le monologue de la femme battue..." Je flotte, je décolle, j'hallucine... Je me dis que sa fille aurait pu me contacter avant, je suis "trouvable" sur le Net, mais ma joie est telle que je devais présenter le visage du ravi de la crèche. En lui donnant l'adresse de ce blog afin qu'il la transmette à son rejeton, je confirme que certaines de mes nouvelles sont des monologues intérieurs qui peuvent se prêter effectivement à une prestation scénique. Et il repart avec Les vieilles décences dédicacé sous le bras. Gageons que l'an prochain, si les malviniens me réinvitent, il sera autant laudateur...

Chère admiratrice et comédienne en devenir (je l'espère), si vous lisez ces lignes, contactez-moi car votre père ne m'a pas révélé le résultat de votre concours d'entrée...

 

Ma nouvelle La gaule à Mickey a été publiée dans le recueil collectif édité à l'occasion du festival Mauves en noir. Détail


 

* conservatoire d'art dramatique, je présume, mais lequel ?

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Sang d'encre

Je serai présent aux journées autour des littératures policières de Vienne (Isère) 21 et 22 novembre 2009

Kicé cékoi ?

  • : Max Obione sous toutes les coutures... ses romans, ses nouvelles... ses projets et tout le toutim d'un vieux Narcisse qui essaie d'écrire des histoires !

Quand tu y penses !

Réussir à chuter vers  le haut
Jorge Luis Borges

Mes nouvelles hier et demain

Pépètes...

Votre libraire habituel se fera un plaisir de vous vendre mes livres, s'il ne les a pas en magasin, commandez-les, même à l'unité, sinon sur Internet ICI mais ça risque d'être long  !
(Ni Krakoen, ni le distributeur Calibre ne sont fautifs dans l'histoire)

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5 rue du point du jour
76420 Bihorel
(agglo de Rouen)

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