Fred Vargas se démène sans compter. Son combat est le nôtre aussi. Si vous souhaitez, avec beaucoup d'autres, signer la pétition brésilienne adressée au Président Lula pour la non-extradition de Cesare Battisti et son maintien au Brésil, voici la marche à suivre :
- Aller sur le site : http://www.petitiononline.com/mod_perl/petition-sign.cgi?btstlng
- cliquez sur “Read the Asilo Presidencial para Battisti Petition”
- le texte de la pétition apparaît en portugais (voir ci-dessous le texte en français et en anglais)
- encodez votre nom et adresse mail (avec un commentaire si vous le souhaitez)
- cliquez sur “Preview your signature”
- puis cliquer sur “Approve votre signature”
Rappel de l'affaire :
Vous savez que Cesare Battisti fut condamné, en son absence, à la prison à perpétuité en 1988, pour deux crimes directs et deux complicités de crimes commis en 1978 et 1979, il y a trente ans, durant les années de plomb italiennes. Vous savez que Battisti fut jugé en Italie lors d’un premier procès, entaché de nombreuses tortures avérées, qui ne le condamna pour aucun des quatre crimes commis par le groupuscule des PAC. Vous savez que Battisti a toujours nié avoir tué quiconque. Et en effet : le second procès, mené en son absence, n’apporta pas la moindre preuve matérielle contre lui, ni un seul témoignage oculaire. Battisti fut condamné exclusivement sur la “parole” des membres du groupe accusés, qui avaient choisi le statut de “repentis”, c’est-à-dire qui gagnaient de considérables remises de peine en échange de leurs accusations. Ce fut essentiellement le chef du groupe, Pietro Mutti, qui chargea Cesare Battisti de ses propres crimes et de ceux de ses camarades. Il ne fit que huit années de prison.
Il est essentiel de rappeler, concernant le premier homicide des PAC, que Pietro Mutti fut accusé par deux enquêtes policières d’avoir tiré sur Santoro, concernant le 2e homicide, que Memeo, Fatone, Massala et Grimaldi composèrent seuls le commando contre Torregiani, concernant le 3e homicide, que Giacomin avoua avoir tiré sur Sabbadin, et concernant le 4e homicide, que l’arme qui tua Campagna appartenait à Memeo, et que l’agresseur mesurait vingt centimètres de plus que Battisti.
Tout au long de ce procès italien, on prit soin de représenter Battisti en fabriquant trois procurations, afin de rendre la sentence irréversible. Une expertise attesta en 2005 la falsification de ces procurations, visible à l’œil nu. Cet usage de faux démontre à lui seul le piège des repentis dans lequel tomba Battisti.
Face à cet ensemble de faits et à la démesure de l’acharnement politique du gouvernement italien contre cet homme, devenu un trophée-symbole pour l’Italie, le ministre de la justice brésilien, Tarso Genro, accorda le refuge politique à Battisti en janvier 2009, ce qui devait éteindre légalement le procès d’extradition en cours. Mais, pour des raisons de luttes politiques internes, le Tribunal Suprême Fédéral du Brésil décida de passer outre et de poursuivre, et une courte majorité de ses juges (5 à 4) choisit d’ignorer tous les faits convergeant vers l’innocence de Battisti, de nier la nature politique des crimes (ce qui empêche l’extradition au Brésil), de déclarer “illégal” l’acte de refuge du ministre de la Justice, et de l’extrader. Sentence exclusivement politique, sans aucun respect pour la vérité des faits.
Nos amis Brésiliens, mobilisés pour la défense d’une véritable Justice et non pas d’une justice politique, mobilisés pour la défense d’un homme qui n’eut jamais dans sa vie l’occasion de répondre à un juge, qui servit de bouc émissaire à ses anciens camarades puis d’enjeu politique en Italie, en France et au Brésil, ont à présent besoin de notre aide. Nous pouvons la leur apporter en signant la pétition brésilienne.
(Un petit tour dans le passé récent : La France, soi-disant patrie des droits de l'homme, a renié sa parole donnée par le président François Mitterrrand d'accueillir les exilés politiques italiens ayant abandonné toute action violente. C'est la raison pour laquelle Césare s'est échappé en Amérique latine évitant l'extradition vers les geôles berlusconiennes et la vengeance d'Etat)
TEXTE PÉTITION :
Au Président du Brésil, Son Excellence Luiz Inácio Lula da Silva
Votre décision, M. le Président, sera aussi une attitude de PROTECTION de l'INSTITUTION du REFUGE/ASILE, sérieusement menacée par l'invasion du STF [note : Tribunal Suprême Fédéral] dans le secteur de l'Exécutif. Ce sera aussi une démonstration d'affection envers notre peuple, humilié, insulté et injurié de manière obscène par les autorités italiennes, avec l'aide des élites brésiliennes colonisées et servantes (spécialement les médias). Battisti a écrit 17 livres, a fondé deux revues virtuelles, a organisé de nombreux congrès culturels et la 1ª Bisannuelle d'Arts Graphiques du Mexique. Il sera aussi utile pour notre culture que le fut, quand il s'est réfugié au Mexique, l’auteur Gabriel Garcia Márquez (signataire, d’ailleurs, d'un message d'aide à Battisti). Le salut de Battisti sera le couronnement de HUIT ans de lutte pour la conservation de la dignité, de l'indépendance et de la générosité de notre peuple. Respectueusement,
les Soussignés
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Mon ami Mouloud Akkouche a publié sur
le
Marc Meneguz sur l'excellent site belge Bibliotheca a été le premier à se
manifester à la lecture de la nouvelle édition de Gaufre royale :
« Il s’appelait Didier…M.... Veilleur de nuit lourdé de sa boîte de gardiennage. Je l’avais défendu devant les Prud’hommes de Coutances. Inutilement. Le
patron l’avait surpris en train de roupiller. Je l’ai revu après, à l’Union locale, il rebossait aux abattoirs de Saint-Lô et avait pris sa carte. J’attendais dans le baraquement de
l'interpro, avec quarante pelés. Un ponte de Paris devait descendre avec un gars du syndicat des mineurs d’Angleterre. Au bout de 10 mois de grève, il fallait les soutenir et ramasser quelques
billets au passage. Comme ça durait, on a habillé Maguy Tasdechair pour l’hiver. Assis devant moi, le Didier était ailleurs, les oreilles truffées d’écouteurs, un cassettophone à piles sur les
genoux, la musique grésillait. J’ai tapoté son épaule. Il s’est retourné :
Elle vient de sortir la nouvelle édition de Gaufre royale. Revue, corrigée et avec un cadeau bonus, une nouvelle inédite, "flaubertienne", à ma façon. Dans toutes les bonnes
librairies...
Delphine Moreau a donné naissance à Lucien
en octobre 2007. Waouh ! Quel scoop ! Attendez, attendez la suite... Figurez-vous qu'elle avait signé un articulet dans les pages littéraires du Figaro magazine du 12 janvier 2008 dans lequel
elle disait avoir apprécié Balistique du désir et pour cause... la lecture de mon recueil ayant été associée à l'événement précité. Voici son récit...
En lisant
Courrier international, on tombe sur des nouvelles qui daubent méchamment. Jugez-en ! Le prix du rat a quadruplé au Cambodge ! Vendu 1 200 niels (0.25 €) l’an dernier, il est
passé à 5 000 niels. A la suite des inondations, les rongeurs ont fui le delta du Mékong, or la demande dépasse les frontières du pays, le Cambodge exportant chaque jour au Viêt Nam plus de 1
tonne de rats vivants. Les gros gaspards qui courent dans ma cave n’ont qu’à bien se planquer s’ils ne veulent pas aller tourister dans l’Orient extrême. Humanitaire, c'est possible !
Le livre
électronique entame sa percée. Avec Krakoen, on se lance dans l’aventure avec un recueil collectif de nouvelles intitulés « Onze balles perdues », on pourra le
télécharger à partir de décembre sur son iPhone pour la somme modique de 0.79 €. C’est Caramba ! publishing qui est à la manœuvre. Accéder
Aujourd'hui dans
ma boîte mail, un message de Facebook m'informant qu'un article a été "marqué" par K-libre, le site polardier qui gagne grandement à être connu. Un simple clic sur le lien et la
page considérée s'ouvre sur une interviou réalisée il y a plusieurs mois par Joël Jégouzo.


Les zondits